Consommer plus “vert”
Distances parcourues par les produits et émissions de gaz à effet de serre induits, réduction du volume
des déchets et recours à des ressources renouvelables, valorisation des matériaux en fin de vie,
utilisation de matières premières ayant un impact réduit sur l'environnement, respect des droits
sociaux, absence de tests sur animaux de laboratoires, etc. : nos critères de consommation ont des
conséquences sur l'évolution de la planète. Les labels écologiques nous servent de repères pour
choisir des produits dont l'impact sur l'environnement est moindre, à condition de distinguer les labels
certifiés de ceux autoproclamés.
Tous les labels se valent-ils ?
Non. Il faut d'abord reconnaître les “faux amis”, comme le label point vert qui ne signifie pas que les produits
sont recyclés, mais que leurs fabricants cotisent à une société — Éco-Emballages ou Adelphe —, chargée de
valoriser les déchets.
Les mentions “naturel”, “fermier” ne sont pas synonymes d'agriculture biologique. Mieux vaut aussi éviter les
labels privés autoproclamés et préférer ceux validés par des organismes certificateurs reconnus, nationaux ou
internationaux (ECOCERT, AFAQ AFNOR, IMO par exemple). Ensuite, il ne reste plus qu'à lire les étiquettes...
Réduire notre “empreinte écologique”
De plus en plus de citoyens se préoccupent
de l'avenir de notre planète, trient leurs déchets,
utilisent des produits non polluants pour jardiner
et nettoyer, réduisent leur consommation d'eau,
d'électricité et d'essence. En privilégiant des
écoproduits ayant un impact moindre sur
l'environnement, fabriqués dans des conditions
sociales responsables, nous affichons nos
ambitions écologiques et éthiques, et soutenons
l'activité des producteurs, qu'ils vivent à proximité
ou à l'autre bout du monde.
Comment ...
...économiser l'eau ?
Chasses d'eau à double bouton-poussoir, douchettes et
robinets avec économiseurs d'eau, récupérateurs d'eau de
pluie pour arroser le jardin : tous ces achats, peu onéreux
et faciles à trouver sur le marché, contribuent à réduire
notre consommation d'eau. De plus, choisir un appareil
électroménager avec une étiquette énergie classe A ou A+,
permet d'économiser également de l'énergie.
www.cieau.com/accueil.htm
...s'habiller écologique ?
Préférez les fibres naturelles : lin, laine, soie, chanvre ou
coton aux matières synthétiques issues de produits
dérivés du pétrole. Mais attention, même la culture du coton
est à observer de près car elle est la plus gourmande en
pesticides et en eau. Sachez qu'il existe du coton biologique
certifié, de la fibre à la fabrication du vêtement, non
génétiquement modifié, cultivé sans engrais ni pesticides. Il
doit porter la mention “textile biologique certifié par...” avec
le nom d'un organisme certificateur, le français Ecocert, le
néerlandais Skal et son label Eko, la Soil Association,
britannique, ou l'IMO (Institute for Marketecology - basé
www.defipourlaterre.org Auteur : Pascale d'Erm-Gasselin - Maquette : Baï
en Suisse, mais présent dans le monde entier -). Il existe
également un écolabel européen sur le textile.
...lutter contre
le suremballage ?
Privilégiez les produits en vrac, sans emballage,
recyclables, et en grand format pour réduire la part
des emballages (Voir Fiche “Réduire ses déchets, une
nouvelle façon de consommer”). Mais il existe des
alternatives à l'achat : louez, troquez et choisissez des
écoproduits conçus pour durer, recyclables et
écologiques tout au long de leur cycle de vie.
www.reduisonsnosdechets.fr
...manger sain, bio,
de saison ?
Produire une salade en hiver nécessite un litre de pétrole
(pour chauffer la serre et transporter la production...)
Pour économiser les énergies fossiles, réduire les
émissions de gaz à effet de serre et les phytosanitaires, il
faut revenir à une consommation de saison et de proximité,
tout en réduisant, à son juste nécessaire, la
consommation de viande dont la production a un impact
très lourd pour l'environnement. En effet, il faut 7 kg de
céréales pour produire 1 kg de boeuf, 4 kg pour 1 kg de
cochon et 2 kg pour 1 kg de poulet. L'agriculture
biologique ou les AMAP (Associations pour le Maintien
d'une Agriculture Paysanne, partenariats locaux entre
des agriculteurs et un groupe de consommateurs) nous
mettent sur la bonne voie. www.aprifel.com